07 Mai 2026
Les outils d'IA pour les développeurs ont pas mal changé entre 2025 et 2026. Aujourd'hui, deux outils se distinguent particulièrement : Claude Code (d'Anthropic) et Codex CLI (d'OpenAI). Ce sont des agents qui fonctionnent directement dans votre terminal. Ils peuvent lire votre code, écrire ou modifier des fichiers, lancer des commandes, et même s'intégrer à vos habitudes de travail avec Git. Tout ça, sans sortir de votre terminal.
Pendant longtemps, Windows était un peu laissé de côté pour ce genre d'outils, parce qu'ils étaient d'abord faits pour les systèmes Unix. Mais en 2026, la donne a changé : les deux logiciels ont maintenant des installateurs qui fonctionnent directement sous Windows. Ils gèrent PowerShell, Git Bash et même WSL2.
Dans ce guide, on va regarder ces deux outils en profondeur, étape par étape. On verra toutes les commandes utiles et comment régler les soucis les plus fréquents.
Peu importe si vous êtes un développeur qui découvre tout juste les outils d'IA, ou si vous avez juste envie d'essayer ces agents, vous n'avez pas besoin de connaître Unix pour suivre ce tutoriel. On commence vraiment de zéro.
Claude Code, c'est l'outil de développement d'Anthropic. Il marche directement dans votre terminal et vous laisse parler à votre code comme vous parleriez à quelqu'un : vous pouvez lui demander de chercher un bug, de ranger une fonction, d'écrire des tests ou de s'occuper de vos commits Git, et il fera le travail tout seul, mais il vous demandera toujours votre avis avant de faire quelque chose d'important.
Depuis 2025, plus besoin de WSL pour faire tourner Claude Code sur Windows, il marche directement. On conseille quand même d'utiliser Git Bash si vous voulez utiliser l'outil Bash intégré à l'agent, mais pour la plupart des choses que vous ferez tous les jours, PowerShell suffit largement.
Avant de démarrer, vérifiez que votre ordinateur tourne bien sous Windows 10 ou 11 (en 64 bits) et qu'il a une connexion internet active. Vous pouvez utiliser PowerShell, CMD et Git Bash comme terminaux, les trois sont compatibles. On recommande vivement Git for Windows, car il apporte le shell Bash que Claude Code utilise discrètement pour certaines de ses commandes. Si vous ne l'avez pas, le programme se mettra automatiquement sur PowerShell. Ça marchera, mais avec un peu moins de fonctions.
Pas besoin de Node.js si vous passez par l'installateur natif que nous recommandons. Il est seulement indispensable si vous choisissez d'installer le tout via npm.
Depuis la fin 2025, Anthropic propose un programme pour Windows qui fonctionne tout seul, sans avoir besoin d'autres choses. C'est sans doute le moyen le plus rapide et le plus fiable pour se lancer. Pour installer le tout, il faut moins d'une minute.
Pour commencer, ouvrez PowerShell comme vous le feriez normalement – vous n'avez pas besoin d'être administrateur pour cette fois. Cherchez juste « PowerShell » dans votre menu Démarrer et cliquez dessus simplement.
Dans la fenêtre PowerShell, exécutez la commande suivante en une seule ligne :
Le script va télécharger le programme Claude Code, mettre en place les autorisations nécessaires et ajouter tout seul le dossier ~\.local\bin au chemin d'accès (ou PATH) de votre profil utilisateur. Une fois que le script aura fini, fermez complètement PowerShell et rouvrez-le, comme ça la modification du PATH sera bien prise en compte.
Vérifiez ensuite que l'installation s'est bien déroulée en tapant :
Si vous obtenez un numéro de version en réponse, l'installation est réussie. Pour un diagnostic plus complet de votre configuration, utilisez la commande de santé intégrée:
Quand on lance cette commande, elle fait un petit tour d'horizon automatique pour voir si le binaire est en place, comment le shell est détecté, si la connexion réseau vers les serveurs d'Anthropic est bonne, et s'il y a des conflits d'installation. C'est très pratique, surtout quand quelque chose ne marche pas comme on l'attend, pour essayer de comprendre d'où vient le souci.
Si Node.js v18 ou supérieur est déjà présent sur votre machine, l'installation via npm est également valide et produit le même résultat. Exécutez simplement :
La commande installe le paquet globalement et rend la commande claude disponible dans tous vos terminaux.
Pour installer Claude Code via winget :
Les mises à jour se font ensuite en une seule commande : winget upgrade Anthropic.ClaudeCode. Cette méthode est particulièrement pratique si vous gérez plusieurs outils via winget et souhaitez maintenir votre environnement à jour de façon centralisée.
L'erreur la plus fréquente après l'installation native est que PowerShell indique que claude n'est pas un cmdlet reconnu. Cela survient quand le répertoire %USERPROFILE%\.local\bin n'est pas dans votre PATH utilisateur. Pour le corriger, copiez et exécutez ces deux lignes dans PowerShell :
La première ligne enregistre le changement de façon permanente pour votre compte utilisateur. La seconde l'applique immédiatement à la session courante sans avoir à rouvrir le terminal.
Si vous voyez ce message, cela signifie simplement que vous êtes dans PowerShell et non dans CMD. Ce comportement est normal et attendu — Claude Code le détecte automatiquement et adapte son mode de fonctionnement. Aucune action requise de votre part.
Une fois que c'est installé, allez dans le dossier de votre projet et tapez 'claude' pour démarrer l'agent. La première fois que vous le lancez, Claude Code vous demandera de vous connecter avec votre compte Claude.ai (il faut un abonnement Max pour ça) ou bien d'utiliser une clé API que vous aurez récupérée sur console.anthropic.com. Le processus de connexion s'ouvre tout seul dans votre navigateur.
Une fois que vous êtes connecté, vous arrivez directement sur l'interface interactive. Claude Code examine le dossier où vous êtes, il regarde les fichiers importants, comme CLAUDE.md si ce fichier est là, et il attend que vous lui donniez des instructions en langage simple, comme vous parlez.
Le fichier CLAUDE.md, c'est un petit fichier texte que vous mettez à la base de votre projet (ou dans un sous-dossier) pour donner à Claude Code des informations régulières sur ce que vous faites. Chaque fois que vous lancez Claude dans un répertoire, il lit ce fichier en premier, avant de démarrer quoi que ce soit. C'est un peu comme si vous expliquiez les bases à un nouveau collègue à chaque fois, sauf que là, ça se fait tout seul.
C'est vraiment important. Sans ce fichier, Claude Code est perdu à chaque nouvelle session. Il ne sait rien de ce que vous utilisez, de vos habitudes de codage, de comment compiler votre projet ou de vos règles spécifiques. Mais avec un bon CLAUDE.md, il sait d'entrée de jeu, par exemple, que vous utilisez les tests avec "npm run test:watch", que vous préférez les fonctions pures aux classes, ou que votre branche principale s'appelle "develop" et non "main". Ça vous évite de répéter ces choses à chaque conversation et ça permet à ses suggestions d'être tout de suite adaptées à votre vraie façon de travailler.
Pour ce qui est de savoir s'il faut un seul fichier par projet ou un par partie, Claude Code gère les deux et les combine intelligemment. Il lit d'abord le CLAUDE.md qui est à la racine de votre dépôt, puis ceux qui sont dans les sous-dossiers quand vous y naviguez. Du coup, la bonne méthode, c'est d'en avoir un principal à la racine qui décrit l'ensemble du projet (ce que vous utilisez globalement, les commandes courantes, les règles générales). Et si une partie du projet a des règles bien à elle, vous pouvez ajouter des fichiers spécifiques dans ces sous-dossiers. Par exemple, un dossier "backend/" avec ses propres conventions d'API, ou un dossier "frontend/" avec des contraintes particulières à React. Pas besoin d'en mettre partout : créez-en un dans un sous-dossier seulement si cette partie a vraiment quelque chose de distinct à dire. Un projet simple avec une architecture qui se ressemble partout n'aura besoin que d'un seul fichier à la racine.
La partie qui change le plus le comportement de Claude Code sur un projet .NET est celle des conventions — notamment lui préciser que vous faites de la Clean Architecture avec CQRS, car sans ça il peut très bien vous générer du code qui met de la logique dans les controllers ou qui injecte le DbContext n'importe où. Avec ce fichier, il sait d'emblée où placer chaque nouveau fichier et comment le nommer.
Codex CLI, c'est l'agent de code gratuit « récemment » et open-source d'OpenAI. Ils l'ont conçu en Rust pour qu'il soit vraiment rapide. En fait, c'est le même moteur que celui qui fait tourner Codex dans ChatGPT, mais la différence, c'est qu'il s'exécute directement sur votre machine, avec un accès immédiat à vos fichiers. Si vous êtes sur Windows, vous avez le choix entre deux façons de l'utiliser : il y a un mode PowerShell natif, avec une zone sécurisée Windows intégrée, et puis il y a le mode WSL2, parfait pour ceux qui préfèrent un environnement Linux complet.
Contrairement à Claude Code, Codex CLI requiert Node.js v18 ou supérieur pour fonctionner. Si Node.js n'est pas encore présent sur votre machine, la méthode la plus propre passe par winget, le gestionnaire de paquets intégré à Windows 10 et 11 :
Fermez et rouvrez votre terminal une fois l'installation terminée, puis vérifiez les versions installées avec node --version et npm --version. Vous devriez obtenir respectivement quelque chose comme v22.x.x et 10.x.x.
Une fois Node.js en place, l'installation de Codex CLI se résume à une commande :
Après ça, vous pouvez vérifier si l'installation a bien marché en utilisant 'codex --version'. Si jamais cette commande n'est pas reconnue, même après avoir installé npm sans souci, c'est probablement que le dossier où sont les fichiers de programme de npm n'est pas dans votre PATH. Pour savoir quel dossier il faut, tapez 'npm config get prefix'. Après, vous n'aurez qu'à l'ajouter vous-même à votre PATH, exactement comme on l'a montré pour Claude Code.
Pour pouvoir utiliser Codex CLI, il vous faut soit un abonnement ChatGPT ou une clé API OpenAI. Si vous optez pour la clé API, le mieux est de l'enregistrer comme variable d'environnement permanente. Comme ça, vous n'aurez pas besoin de la retaper à chaque fois que vous lancez une session :
Si vous préférez vous connecter avec votre compte ChatGPT, il suffit de lancer Codex pour la première fois. L'outil vous ouvrira alors automatiquement une page d'authentification OAuth dans votre navigateur. Les deux méthodes fonctionnent aussi bien l'une que l'autre.
Pour naviguer dans votre projet, il suffit de taper "codex" et ça ouvrira l'interface interactive. La première fois que vous lancerez Codex sous Windows, il va mettre en place sa "sandbox" tout seul. C'est une sorte de zone sécurisée qui empêche l'agent d'accéder à des fichiers ou au réseau sans autorisation.
Il y a deux niveaux pour cette zone sécurisée. Le mode "élevé" (ou "elevated") est plus strict, il isole mieux les choses, mais il vous faudra les droits d'administrateur la première fois que vous l'installerez. Et puis il y a le mode "non-élevé" (ou "unelevated"), qui peut servir de solution de secours sur les ordinateurs d'entreprise où il y a beaucoup de restrictions.
Avec Codex, vous avez trois façons d'approuver les actions. Vous pouvez choisir l'un de ces modes dès le début, ou le changer pendant que vous travaillez :
Le mode "suggest" est celui qui est activé par défaut. Codex vous proposera chaque action et attendra que vous donniez votre accord avant de la lancer. C'est le mode le plus conseillé quand vous débutez, ou si vous travaillez sur des projets un peu délicats.
Le mode "auto-edit" permet à Codex de modifier les fichiers tout seul, mais il vous demandera quand même votre feu vert avant de lancer des commandes système. C'est un bon compromis si vous voulez aller plus vite pour réorganiser du code.
Enfin, le mode "full-auto" donne carte blanche à l'agent : il peut modifier les fichiers et lancer des commandes sans vous interrompre. Gardez ce mode pour les projets sur lesquels vous avez une totale confiance, et de préférence dans un environnement bien isolé.
Si vous voulez démarrer directement avec un mode précis, utilisez le paramètre --approval. Par exemple : codex --approval auto-edit.
Ces deux outils sont bien au point, ils fonctionnent bien et sont parfaitement compatibles avec Windows, même en 2026. Claude Code, lui, est super pour sa façon de gérer beaucoup d'informations à la fois, pour ses mises à jour qui se font toutes seules discrètement, et parce qu'il s'intègre facilement aux gros projets de code. De l'autre côté, Codex CLI plaît parce qu'il est en open-source, qu'on peut choisir précisément ce qu'on approuve, et qu'il se connecte directement avec tout ce qui touche à ChatGPT.
Chez Artza, on vous conseille d'installer les deux. Ils vont bien ensemble, et comme ils sont gratuits à installer, les essayer vous montrera bien les différences entre les manières de travailler d'Anthropic et d'OpenAI pour ces outils de code.
Si vous voulez en savoir plus, regardez la documentation officielle de Claude Code sur code.claude.com/docs et celle deCodex CLI sur developers.openai.com/codex/cli. Vous trouverez aussi le code source de Codex CLI sur GitHub, à l'adresse github.com/openai/codex.